La Pédagogie Blanche

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Une grande majorité du système éducatif actuel reste basé sur une domination de l’adulte sur l’enfant. C’est vrai pour les parents, et pour les enseignants. Dénoncé, par Alice Miller ou Wilhelm Reich, mais aussi par Claude Steiner dans sa théorie des signes de reconnaissance, ce système de ‘pédagogie noire’ repose sur quelques principes simples :

  • L’adulte a toujours raison, il sait, l’enfant ne sait pas ;
  • Les enfants ne sont pas capables d’autonomie, et ne sont pas dignes de confiance ;
  • Les enfants ont besoin d’être dirigés, et d’apprendre à obéir ;
  • Les adultes savent ce dont l’enfant a besoin : qu’on lui dise là où il s’est trompé, qu’on le corrige et qu’on l’évalue, qu’on le compare ; et surtout pas qu’on lui dise qu’il est super, car ensuite il va prendre la grosse tête ;
  • L’enfant doit respect et obéissance à l’adulte, quoique ce dernier puisse dire ou faire.

La conséquence, c’est le développement des névroses socio-éducatives où, au lieu de développer son vrai Soi, l’enfant apprend à s’adapter à son environnement. Mais c’est aussi le développement de cette névrose dans le champ social adulte, dans les relations, le travail.

Nous croyons que :

  • Toute personne, enfant et adulte, est capable d’autonomie à son niveau, et digne de confiance ; qu’elle fait de son mieux et ne cherche pas à nuire ;
  • La notion de caprice est un concept inventé par les adultes pour soumettre les enfants qui échapperaient à leur autorité ;
  • Personne n’a pas besoin d’être dirigé, ni d’apprendre à obéir, mais au contraire d’être soutenue et encouragée dans son évolution ;
  • Personne ne sait à sa place ce dont une personne a besoin ;
  • La répression et la culpabilisation sont contre productives.

Promouvoir la pédagogie blanche, c’est accueillir chacun·e comme il ou elle est, recevoir ce qu’il ou elle partage de sa vie, sans préjugés, sans projet pour lui ou elle, en le·la considérant comme un·e adulte et en soutenant un accomplissement qui nous dépasse en tant qu’accompagnant·e.

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